3 lettres autographes signées, 1912-1914, à des parents par alliance. Avec 2 lettres de sa belle-fille Blanche

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XXe siècle Monet, Claude 3 lettres autographes dont deux signées , à Raymond ou Alice Vialatte. Giverny, 22 mai 1912 , 1 er juin 1913 et 16 février 1914 . 6 pages in-12 (170 x 125 mm), sur papier deuil, enveloppes (timbres et marques postales). La signature a été découpée sur la lettre adressée à Mme Vialatte seule. ÉMOUVANTES LETTRES ÉVOQUANT LA MORT DE SA FEMME ALICE [décédée le 19 mai 1911], PUIS CELLE DE SON FILS AÎNÉ, JEAN. Monet s’adresse ici à des parents par alliance, le journaliste et écrivain, Raymond Vialatte (1874-1960) et son épouse Alice, auteurs de nombreux romans sous le pseudonyme collectif de Pierre Alciette. La mère de Raymond, Marie Raingo, était la sœur cadette d’Alice Hoschedé, devenue Mme Claude Monet en 1892. - 22 mai 1912 . Il les remercie de la part prise à leur douleur, un an après le décès d’Alice. Il évoque le courage qu’il lui faut pour supporter la vie malgré l’affection dont il est entouré. " Même mon art, que je croyais mettre au-dessus de tout, ne parvient pas à me faire supporter le vide immense de ma chère disparue ". - 1 er juin 1913 . C’est avec retard qu’il leur sait gré de leurs affectueuses pensées à l’occasion de cette triste date anniversaire : " Ces témoignages me sont un adoucissement au grand chagrin qui me reste au cœur ". - 16 février 1914 . C’est à Alice Vialatte que Monet écrit, après la mort de son fils Jean [survenue le 10 février précédent] : " nouvelle et cruelle épreuve pour la pauvre Blanche et pour moi. Elle ne veut plus me quitter désormais, ce qui sera pour elle et pour moi une consolation. Elle a été admirable et pleine de courage et pleine de tendre affection pour le malheureux que je suis ". Fils du peintre et de sa première épouse, Camille Doncieux, Jean avait épousé Blanche Hoschedé, une des belles-filles de Monet, en 1897. Après sa mort, sa veuve s’installa définitivement à Giverny, se dévouant à son beau-père jusqu’à la fin. Elle fut qualifiée d’ange bleu pour l’artiste par leur ami Georges Clemenceau. [On joint :] HOSCHEDÉ-MONET, Blanche. 2 lettres autographes signées à Raymond Vialatte . Giverny 23 juin 1923 et 3 février 1926 (4 et 3 p. in-12, petits trous de vers sur la seconde lettre). Elle le remercie de l’envoi de son dernier ouvrage, mais Monet ne peut toujours pas lire, car sa vue – après une opération de la cataracte – revient bien lentement, ce qui le désespère et le décourage ; elle les espère heureux dans leur Pays Basque. En 1926, elle est à nouveau chargée par son beau-père de le remercier pour l’envoi d'un livre. " Monet va assez bien et travaille toujours. Il vous embrasse tous deux ".