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Ménage. 27 août [1655]. Belle lettre évoquant Mme de Sévigné et Mme de Scudéry.

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Livres et manuscrits anciens La Fayette, Marie Madeleine Pioche de la Vergne, comtesse de Lettre autographe à Gilles Ménage. [Espinasse], Le 27 me Aoust [1655]. Une page et demie in-4 (227 x 168 mm). Suscription " A Monsieur / Monsieur labé Menage / dans le cloistre notre dame / A Paris ". Brunissures, discrètes mouillures dans les marges supérieures. Petit trou, sans perte de texte, dû au bris du cachet. BELLE LETTRE DANS LAQUELLE MADAME DE LA FAYETTE S’AMUSE DU SUCCÈS DE MADAME DE SÉVIGNÉ QU’ELLE FEINT DE JALOUSER. Tout juste mariée, Mme de La Fayette, âgée de vingt et un ans, est alors sur les terres de son mari au château d’Espinasse en Auvergne. Elle s’adresse à son ami, l’abbé Gilles Ménage, poète mondain et savant philologue, qu’elle rencontra en 1651 et qui fut son professeur. Elle entretint avec lui une correspondance régulière et Ménage lui dédia plusieurs de ses poèmes dont Le Jardinier et L’Oiseleur . " Vous ne voyés pas si rarement M e de Sevigné que vous neussiés pû apprendre delle que iestois accouchée mais ie croy que ce qui est cause que vous ne lavés pas sceu est que vous ne parlés guere de moy lors que vous estes aupres delle ie vous pardonne de tout mon cœur cet oubly la, car il est vray quelle est bien capable de faire oublier les autres : vous me mandés que vous allés a la campagne, mais vous ne dittes point ou et ie trouve fort mauvais que depuis que je suis icy vous ne mayés point parlé de vostre procés, il me semble que je minteresse assés a ce quy vous touche pour que vous mintruisiés de vos affaires Vous ne maves engagée a rien en disant au cadet Barillon que je luy ferois responce pourveu que vous vous luy ayés dit aussi que je me serviray de lexemple quil m’a donné de nescrire que trois ans après quon la promis Je m’inpatiente fort de navoir point encore de deuxiesme tome de Clelie [de Madeleine de Scudéry] mandés moy pour combien de temps il faut que je me resolve a la patience […]." Transcription ancienne jointe. Référence  : Correspondance , Gallimard, 194 2 , p. 52